Chronique | Un hiver avec Baudelaire – Harold Cobert

Un hiver avec Baudelaire

 Titre : Un hiver avec Baudelaire
Auteur : Harold Cobert
Nombre de pages : 275
Maison d’édition : Le livre de poche

Résumé : 

Sa femme l’a mis dehors, son CDD n’est pas prolongé. Philippe est happé dans la spirale infernale et passe de l’autre côté de la barrière sociale: SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence. Jusqu’au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d’infortune, et avec l’aide d’un vendeur de kebab, d’une riche veuve et d’une dame pipi, il réussit à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale.

Mon avis :

J’avais lu No et moi de Delphine de Vigan, et j’avais été très touchée et intéressée par le thème des SDF dans la littérature. Je me suis alors lancée dans des recherches pour trouver d’autres œuvres sur ce thème et c’est comme ça que je suis tombée sur ce roman. Dans cette histoire, on suit la chute sociale, financière et émotionnelle de Philippe lorsqu’il se retrouve à la rue sans emploi et sans chez-soi. La spirale infernale commence alors pour lui. Et comme si il n’avait pas assez de problèmes, un hiver rude approche, amenant avec lui des nuits noires et froides que Philippe va devoir affronter seul.

Pour commencer, j’ai été très attendrie par la relation entre Philippe et Baudelaire. Cette complicité entre l’Homme et l’animal est incroyablement touchante. D’autant plus, que Baudelaire s’y investit et protège celui qu’il a choisi, du mieux qu’il peut. Car oui, ce n’est pas un mythe, les animaux choisissent bel et bien leur maître.

De plus, les personnages, tous à leur niveau, sont attachants et remarquables. Malgré leurs maigres revenus, ils aident chacun à leur manière Philippe ; ils lui donnent à manger, lui mettent une douche ou une ligne fixe à disposition, … On dit souvent que ceux qui ont le moins sont les plus généreux, et ce livre en est, encore une fois, la preuve.

Bien que cette histoire m’ai fait passé un excellent moment, elle m’a aussi fait énormément réfléchir. Je peux vous assurer qu’après l’avoir lu, vous ne verrez plus les sans-abris de la même façon. Ça pourrait être moi demain, vous dans quelques mois, n’importe qui n’importe quand et n’importe où … Et c’est ça le malheur dans l’histoire, ça n’arrive pas qu’aux autres. La vie peut basculer en un rien de temps, et on peut passer de tout à rien, comme ça, en un claquement de doigts.

Je finirai donc par vous dire, même si vous l’avez surement compris, que vous devez lire ce livre. C’est une sensibilisation à la vie, aux sans-abris, aux gens qui nous entourent … ça remet en cause toute notre vision de la vie. Ce livre est une vraie merveille, et je ne peux qu’en féliciter l’auteur.

coup de coeur 2

Deux passages que j’ai beaucoup aimés :

« Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur ».

« Hier ressemble à aujourd’hui, et demain à hier. Avenir et passé s’effondrent et agonisent dans un présent sans fin ».

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Et vous ? Connaissez vous ce livre ? Si oui, qu’en avez vous pensé ? Si non, vous tente-il ?

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6 réflexions sur “Chronique | Un hiver avec Baudelaire – Harold Cobert

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